La pensée du jour
« Les fils d'Adam sont les membres d'un même corps. »
— Saadi, Le Jardin des roses
Soufisme
Le poète persan Saadi compare l'humanité tout entière à un seul corps : si un membre souffre, les autres ne peuvent rester en paix. La douleur de l'un, partout dans le monde, nous concerne, parce que nous appartenons à la même chair.
C'est une idée de fraternité radicale, écrite il y a près de huit siècles — au point qu'on en a gravé les vers à l'entrée des Nations unies. Elle refuse l'indifférence : l'autre, même lointain, même inconnu, n'est pas vraiment un étranger.
Dans un monde qui trie les humains en « nous » et « eux », cette parole dérange et réveille : la souffrance d'autrui n'est jamais complètement étrangère à la nôtre. Se sentir membre du même corps, c'est le commencement de la compassion.
C'est une idée de fraternité radicale, écrite il y a près de huit siècles — au point qu'on en a gravé les vers à l'entrée des Nations unies. Elle refuse l'indifférence : l'autre, même lointain, même inconnu, n'est pas vraiment un étranger.
Dans un monde qui trie les humains en « nous » et « eux », cette parole dérange et réveille : la souffrance d'autrui n'est jamais complètement étrangère à la nôtre. Se sentir membre du même corps, c'est le commencement de la compassion.
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