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Poulette, éditrice du site

Poulette · éditrice du site

mercredi 14 octobre 2026

Le mot de Poulette

Edito n°1 d'octobre
Bienvenue dans ce que j’appelle le jardin des mots. Un jardin, parce qu’on y plante des graines du souvenir pour dire les choses passées qu’on ne veut surtout pas oublier, des graines d’avenir pour raconter nos rêves et nos projets les plus passionnés et des graines de présent, pour ce que nous vivons ici et maintenant.
« Les pieds sur terre et la tête dans les étoiles. »
Cette devise est le cœur battant du site. Elle dit l’ancrage et l’envol, la nature et l’infini, le concret de l’écriture et la magie des rencontres.
Chaque texte que vous y déposez est une lumière de plus dans notre constellation.
Ce site s’adresse à tous ceux qui aiment écrire et s’exprimer. Longtemps, j’ai cru que pour écrire il fallait être poète, érudit ou diplômé de grandes études littéraires. Mais au fil de la vie qui s’écoule, avec ses joies et ses peines, j’ai découvert l’écriture comme une aide à la compréhension de moi-même. Écrire, c’est coucher sur le papier, ou par clavier interposé, des mots qui disent des faits, des émotions, des sensations, des blessures, des prises de conscience. Je vois l’écriture comme un exutoire : elle m’a permis de me séparer de mes douleurs. Car un récit douloureux, une fois raconté, n’existe plus en soi, mais sur une feuille ou dans un fichier. Il en garde tous les détails — ce qui m’a blessée, ce qui m’a fait plier, pleurer, hurler ; mais dès qu’il est sorti de moi pour se poser à l’extérieur, j’ai senti un poids énorme cesser de m’alourdir, et mon esprit se libérer. À garder trop de souvenirs douloureux en soi, on entretient sa souffrance. Ma mère disait toujours : « Je ne me souviens que des moments heureux ; tout le mauvais disparaît avec le temps. » C’est vrai pour certains, moins pour d’autres. Et peut-être que les douleurs ne s’en vont vraiment que lorsqu’on a enfin osé les pointer du doigt.
Alors j’ai voulu offrir à tous ceux qui aiment les mots un endroit où s’exprimer et être lus avec bienveillance.
Jamais aussi connectés techniquement. Jamais aussi seuls émotionnellement. C’est aussi ce que nous sommes aujourd’hui : capables de manier les dernières technologies, mais souvent incapables de nous adresser vraiment la parole. Je me suis dit que, peut-être, derrière une plume, il serait plus facile de dire les choses importantes, ou de laisser une trace, une mémoire.
Au fil des âmes s’ancre dans l’axiome d’Hermès Trismégiste — la Table d’Émeraude : « Tout ce qui est en haut est comme ce qui est en bas. »
Le site incarne cette dualité à travers deux représentations de la communauté : la Constellation des Âmes (le monde des idées, l’essence) et le Jardin des Plumes (le monde incarné, l’expression). L’écriture est le pont entre ces deux mondes.
Au fil des âmes s’adresse aux solitaires qui ne se sentent pas seuls dans leur tête ; aux romantiques que le monde moderne a un peu abîmés ; aux décalés, rêveurs, timides, vrais ; aux penseurs, philosophes, chevaliers, princesses ; aux nostalgiques d’un autre temps ; aux amoureux de la nature et de la vie ; aux altruistes, idéalistes, utopiques ; à tous ceux qui croient qu’il y a de la beauté en chacun de nous et qui comprennent que nous portons autant de lumière que d’ombre ; et à tous ceux qui portent une histoire de vie et n’ont jamais trouvé comment la transmettre, l’écriture comme mémoire, comme cadeau aux générations qui suivent.
Ici, on ne se juge pas sur ce qu’on a. On se reconnaît sur ce qu’on est. Pas de violence, pas de jugement, pas de critique. On libère de la beauté, pas de la noirceur.
— Poulette